Plus d’un an après leur fermeture suite à la crise sanitaire, 37 clubs français se regroupent autour du collectif nantais Culture bar-bars. Ces clubs, en groupe de travail en lien avec le ministère de la Culture, souhaitent faire reconnaître ainsi leurs établissements comme des établissements culturels.

Cela fait plusieurs années que le collectif nantais Culture bar-bars s’est engagé dans cette voie afin de mettre en avant le travail des cafés culturels. En mettant en exergue, le soutien qu’ils apportent à la musique, notamment électronique, en cette période de crise, les clubs souhaitent obtenir le même statut légal que les salles de cinéma, théâtres et opéras et ainsi pouvoir maintenir un lien avec le ministère de la Culture et bénéficier de subventions. Pour se donner les moyens, les clubs ont eu une première réunion le 23 février avec le ministère et ont lancé le label « club culture » qui fera le tri entre les clubs à vocation artistique et les lieux de loisirs, charge aux clubs français souhaitant figurer dans ce label d’obéir à des critères multiples tels que la réalisation « d’expérimentations artistiques » ou encore d’être « des acteurs du vivre ensemble et de l’épanouissement individuel et collectif »…

Il s’agit de notifier notre différence avec les discothèques classiques, qui embauchent un même DJ résident tous les week-ends.

Fabrice Gadeau, directeur du Rex Club.

En leur temps, les clubs de jazz peinaient aussi à être reconnus comme des lieux culturels, tout comme, plus tard, pour les cafés-concert de rock.

Denis Talledec, directeur général de Culture Bar-Bars

Il s’agit donc pour les clubs d’obtenir une reconnaissance symbolique et des subventions publiques.

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